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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /Août /2006 11:49
"Management de Papa" Vs "Management Moderne"... comptez les morts!!!

L'on en viendrait presque à regretter le "management de papa" de Gervais MENDOZE qui paliait le manque de rigueur financière par un réel soin porté à l'intégrité des hommes et des femmes de la Crtv.

Bref, jamais l'on y avait enrégistré, en aussi peu de temps, un tel long régistre mortuaire. La faute à Quoi??? au "management moderne" à la Vamoulké...dit-on!!!

En toute vraisemblance, jamais le management moderne ne s'est opéré dans une entreprise fantôme. Il s'agit d'abord et avant tout de gérér, d'intéresser les hommes et des femmes à la lourdeur de leurs tâches, en leur offrant des conditions optimales de travail.

Dès lors, le management moderne ne peut se confondre avec un management post-mortem, , y compris à la Crtv,

Je Vous remercie


A la une

CRTV:
Le personnel dénonce la gestion du Dg


Un collectif de personnels de la Cameroon radio and television (Crtv) vient de commettre une lettre ouverte à leur directeur général, Amadou Vamoulké. Elle est l’émanation de toutes les éminences grises de l’ensemble des directions de cet office. Jusqu’à hier, une cinquantaine de personnels l’avait déjà signée. Le document a été remis hier en fin d’après-midi à son destinataire par Charles Pythagore Ndongo, directeur de l’Information télé. Une réunion est prévue ce matin à la Tour de Mballa II entre le Dg et les journalistes de la rédaction centrale télé. De façon générale, tous les journalistes interrogés par Le Messager partagent l’esprit et la lettre de ce document que nous publions dans son intégralité.

Monsieur le Directeur Général,

Issac Mbella Essengue, journaliste à la Crtv, vient de mourir. Sa disparition, violente et surtout inattendue, nous a plongés, nous, ses camarades, amis et collègues, dans l’émoi. Elle nous laisse sans voix parce que Monsieur Mbella Essengue s’en est allé du fait de la quasi-indifférence de la structure dans laquelle il a travaillé pendant plus de 20 ans ! Elle nous laisse sans voix parce que vous avez à nos yeux failli, vis-à-vis de lui, à votre devoir de confraternité !

Mais, bien que nous soyons si choqués au plus profond de nous-mêmes, nous n’en sommes nullement surpris ! Car au fil des jours, votre management démontre le peu de cas qui est fait de la situation sociale des employés et plus encore des femmes et hommes qui, par-delà leur corps de métier, ont, avec professionnalisme, patience et engagement, œuvré au rayonnement de la Crtv que vous avez aujourd’hui la lourde charge et l’immense chance de diriger.

Les cas sont nombreux, depuis votre avènement, qui confortent chacun de nous dans ces constats. Pour ne s’en tenir qu’aux plus récents, nous citons :

- Ignace Ngonga Kapsi, journaliste, mort dans l’indifférence du fait de refus de la Crtv de lui verser des droits (arriérés de salaires) qui lui auraient ouvert la porte à une opération chirurgicale salvatrice ;

- Lambert Bobiong-No, monteur, mort dans l’indifférence parce que sans véritable moyens pour accéder à des soins de qualité ;

Essiane Ntolo et Mvogo Ekani, techniciens, morts dans l’indifférence totale de l’entreprise pour des raisons quasi-identiques ;

- Ayissi Olinga, technicien, mort dans l’indifférence malgré des démarches menées auprès des services compétents pour bénéficier d’une aide somme toute légitime de l’entreprise ;

- Monjowa Kamara, journaliste, morte de frustration. Car, écartée sans raison et malgré son talent et son professionnalisme de la présentation du journal télévisé, elle avait décidé face à l’urgence, de subir, sans aucune assistance de la Crtv, une opération chirurgicale dans une minable clinique. L’opération lui a été fatale.

- Eric Mballa Tang, Cadre administratif, mort dans l’indifférence, faute de moyens et d’assistance véritable de l’entreprise à la hauteur des services rendus.

A tous ceux-ci s’ajoutent d’autres cas aussi alarmants les uns que les autres, qu’il serrait fastidieux d’énumérer ici, mais dont la survenance, à une fréquence soutenue et inexplicable, a fait dire à certains observateurs que la Crtv est en passe de devenir un véritable mouroir (Triste record : 30 de nos collègues sont ainsi morts depuis le 1er janvier 2006 !).
Nous savons bien, et selon vos propres déclarations lors d’une réunion générale, que nous pouvons tous “ crever ” sans que vous ne sourcilliez.
Mais nous tenons à vous dire que vous êtes en train de mener la Crtv, cette maison qui nous est chère et dans laquelle vous semblez toujours si étranger pour beaucoup d’entre nous, vers une dérive fatale. Et cela du fait d’un management (‘moderne’ dans votre imaginaire) qui est coupé des réalités sociales de l’entreprise et du Cameroun.

En effet, de quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si un haut cadre doté d’un professionnalisme accompli de la trempe de Monsieur Isaac Mbella Essengue est incapable d’acquérir dans les délais raisonnables une simple paire de lunettes médicales ?

De quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si le même Mbella Essengue se trouve écarté sans explication aucune d’un dossier (cf. affaire Bakassi) qu’il suit depuis treize ans, au moment de son dénouement. Il s’agit pour nous d’une incongruité qui a eu un impact négatif sur son moral tant il est vrai que dans notre profession, la dispersion n’est plus de mise dans le suivi des dossiers. A chaque journaliste le sien. Mieux que tout autre journaliste parmi nous, M. Mbella Essengue avait la maîtrise de “ L’affaire Bakassi ” !

De quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si tous les avantages dont bénéficiaient les personnels sont unilatéralement bannis et sans explications ? cf.

- Gel de l’assistance sociale et de la liquidation des droits des retraités et défunts ;

- Non-reversement à la Cnps des cotisations sociales avec comme corollaire la suspension du paiement des allocations familiales (et partant la compromission du paiement des droits de retraites) ;

- Non-paiements des droits des personnels retraités décédés ou licenciés. D’où le refus des banques d’octroyer des crédits scolaires aux personnels de la Crtv ;

- Inadaptation de la couverture sociale ;
- Inadaptation du système de restauration ;
- Infirmerie non opérationnelle ;
- Suspension du paiement des frais de congés ;
- Arrêt des reclassements et avancements ;
- Non-paiement du 13e mois ;
- Effacement des “ régies ” ;
- Non-représentation du personnel au Conseil d’Administration ;
Etc.

De quel “ management moderne “ pouvez-vous vous prévaloir lorsque dans le même temps le Directeur Général et son Adjoint s’arrogent tous les privilèges et avantages comme les congés annuels payés à coûts de millions de Fcfa (16 millions pour l’un et 14 millions pour l’autre !)
De quel management “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir lorsque vous décidez de domiciliez le compte principal d’une entreprise comme la Crtv dans Une Coopérative d’Epargne et de Crédit (Crédit du Sahel) ?

De quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si la gestion de la ressource humaine de l’entreprise est faite sur la base des règlements de compte qui entraînent des départs inexpliqués (cf. Elisabeth Mongori, Gervais Mbarga,, Henriette Medoung, Juliette Alené, Jean Atangana, Bouba Ahmadou, Boniface Awana, etc.) ou simplement la mise à l’écart de certaines figures de proue de la Crtv à travers des affectations fantaisistes aux allures de sanctions (cf. Ful Peter, Jean Lambert Nang, Nyoh Moses , Linus Pascal Fouda, Emmanuel Ayile, Atangana Bene, Ngoa Bilounga, etc.) ?

De quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si les directeurs opérationnels, nommés sur la base de leur compétence et de leur “ feuille de route ” sont freinés dans leur élan par des ingérences incompréhensibles de la hiérarchie ? Comment expliquer que des personnels nouvellement recrutés se retrouvent directement propulsés, sans l’avis du Directeur compétent, à la présentation du Journal télévisé (domaine ultra sensible réservé à des journalistes dotés d’un minimum de talent et surtout d’expérience au sein d’une rédaction !)

De quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si l’outil technique ne permet pas aux employés de donner le meilleur d’eux-mêmes pour relever les défis qui interpellent l’entreprise face à la concurrence de plus en plus rude ?

De quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si l’environnement global de travail est déplorable et commence à constituer une réelle menace pour la santé des employés du fait du surchauffement des équipements, de leur trop grande vétusté et de la présence avérée de l’amiante ? (Faites un tour dans les Bancs de montage, la Matrix, les Studios de production, de continuité et du Journal, les centres de diffusion pour vivre en l’espace de quelques minutes, le calvaire quotidien et le niveau d’exposition aux radiations de ceux qui y travaillent).

De quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si tous les grands annonceurs de la Crtv foutent le camp pour les chaînes concurrentes du fait d’une politique commerciale inefficace et pleine d’amateurisme ?

De quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si tous les pouvoirs sont délégués à un adjoint dont on ne se souvient d’aucun fait d’armes dans quelques domaines que ce soit ?

De quel “ management moderne ” pouvez-vous vous prévaloir si la Maison de la radio ne dispose pas d’eau (pour factures impayées) et de toilettes viables depuis décembre 2005 ?

Nous vous faisons grâce de la situation dans les stations provinciales que vous n’avez jamais daigné honorer d’une visite et dont l’état de délabrement et de dénuement sont le parfait reflet de la Crtv d’aujourd’hui (Crtv Bamenda, Crtv Bertoua, Crtv Buea entre autres).

Il est évident, Monsieur le Directeur général, au vu de ces quelques instantanés parmi un millier d’autres aussi significatifs, que vous avez réussi, en l’espace de quelques mois, à créer un environnement atypique à la Crtv. Environnement et climat finalement préjudiciables au bon fonctionnement de l’entreprise.

La Crtv aujourd’hui a plus que jamais mal à sa peau. Il n’y a qu’à voir le désoeuvrement dans lequel évoluent les employés pour s’en convaincre. Petit à petit, le décor se plante pour que la Crtv s’engouffre dans une voie sans issue.

Il y a lieu pour vous d’agir.
Il y a lieu pour vous de vous ressaisir.

Car du haut de votre tour, vous ne percevez pas les bouillonnements de la “ marmite Crtv ” et le malaise social ambiant qui sont sur le point de pousser les employés à la … révolte. Dans leur grande majorité, ils n’en sont pas si éloignés !

A travers cette lettre, monsieur le directeur général, nous voulons simplement, nous qui en sommes les signataires, tirer la sonnette d’alarme en mettant en évidence ce qui apparaît comme des dérives managériales et en exprimant tout haut des sentiments partagés par la très grande majorité des employés de la Crtv. Ce fleuron du paysage audiovisuel camerounais se meurt à petit feu.

“ Fille aînée du Renouveau ”, la Crtv mérite mieux qu’un tel sort. Au vu de sa contribution au maintien de la paix sociale au Cameroun. L’expérience des années de braises reste encore vivace dans nos esprits. Des années pendant lesquelles les journalistes chevronnés, dont Monsieur Isaac Mbella Essengue, avaient depuis Douala et au péril de leur vie, contribué à l’apaisement des consciences et des cœurs.

Pour tout cela, notre chère Crtv mérite mieux !

En vous souhaitant bonne réception et bonne lecture de cette lettre, nous restons à votre disposition pour une éventuelle rencontre dans les délais qui vous conviennent.

Fait à Yaoundé, le 24 août 2006.

Ampliations

- Président du conseil d’Administration Crtv
- Ministre de la Communication
- Secrétaire général de la présidence de la République
- Ministre du travail et de la sécurité sociale
- Ministre de la fonction publique et de la reforme administrative
- Ministre de l’Economie et des Finances
- Ministre de la Défense
- Secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la Gendarmerie
- Délégué général à la sûreté nationale
- Directeur général pour la recherche extérieure
- Direction de la surveillance du Territoire

Affichage

- Siège de la Crtv à Mballa II
- Maison de la Radio
- Stations provinciales et FM
- Centres de diffusion
* la titraille est de la rédaction

Le messager
Par Joel Didier ENGO - Publié dans : chezjoeldidier
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Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /Août /2006 14:05
Aucune République, fût-elle une "banana republic", ne peut indéfiniment (sup)porter et célébrer les prouesses manageriales de Directeurs Généraux de pacotilles, à coups de "subventions" et autres "rembousements de dettes" étatiques, sans risquer le moment venu d'etre rattrappée par l'effrayante équation des chiffres et la dure loi économique.Et ils sont cruels, les chiffres au Cameroun...

Tenez...plus de 100 Milliards de FCFA (au bas mot) ponctionné en 2005 au Trésor Public pour subventionner et soutenir les entreprises publiques. Pourquoi???

Les contribuables camerounais ont aussi le droit d'être informés sur l'usage qui est fait de leurs impôts par la République.

Je vous remercie


ENTREPRISES PUBLIQUES
PLUS DE100 MILLIARDS PERDUS EN 2005


Les patrons des sociétés publiques s’expliquent ce jour avec Polycarpe Abah Abah. Au sujet de la mauvaise gestion de ces institutions. A l’heure des comptes, il ressort qu’elles ont plutôt, grâce à des subventions, ponctionné le trésor public.

“Fini le temps de l’insouciance et de l’indiscipline financière dans la gestion des entreprises publiques. Place désormais à la culture du résultat et à la bonne gouvernance.” Polycarpe Abah Abah, auteur de cette phrase prononcée le 05 juillet 2005, devant les présidents des conseils d’administration et les directeurs généraux des entreprises publiques et para publiques, entend remettre le couvert, dans le même décor du Palais des congrès de Yaoundé avec les mêmes acteurs. Une réunion de la même veine, probablement à prétention cathartique, est convoquée ce matin entre les patrons d’entreprises à capitaux publics et le ministre de l’Economie et des Finances pour tenter d’exorciser les démons du pillage à ciel ouvert et au vu de tous qui s’opère chaque jour impunément. Cette rencontre représente surtout un aveu quant au fait que, pendant longtemps, l’Etat s’est accommodé de pratiques de gestion absolument insolites, en rupture avec les usages élémentaires du management.

Il suffit, pour s’en convaincre, de jeter un coup d’œil sur le tableau de performance des entreprises publiques camerounaises, pour se rendre compte que même celles qui affichent des apparences de bonnes gestion sont en réalité de véritables tonneaux des Danaïdes, dont la survivance ne sert à la limite que la cause de quelques prévaricateurs du régime Biya. La preuve, malgré les mesures dites de rigueur annoncées l’année dernière pour réaligner ces entreprises sur les rails de la performance financière, sur un échantillon de vingt entreprises publiques parmi les plus importantes, elles restent globalement dans une situation préoccupante. Ce, malgré des milliards de subventions versées par l’Etat pendant de longues années.

Ainsi, ces entreprises ont englouti 37,8 milliards de subvention, en plus de quoi il faut ajouter des arriérés d’impôts de près de 70 milliards F Cfa, que l’on peut assimiler à une subvention, puisqu’il faut bien être une entreprise publique pour se permettre de prendre des libertés avec le fisc. Ces chiffres, importants, ne ressortent que de l’analyse de la situation d’une vingtaine d’entreprises publiques au 31 décembre 2005. Ces structures budgétivores ne se privent pour autant pas de puiser dans le bas de laine du contribuable pour engraisser la coterie familiale, villageoise ou sectaire. On recrute à tour de bras les cousins et neveux, pour une charge salariale d’environ 02 milliards, que se partagent quelque 490.000 personnes (voir tableau ci-dessous).

L’année dernière, les parties avaient pris quelque 4 heures, pour régler leurs comptes. Le chapelet de critiques déroulé par le Minéfi pendant le huis clos, et dont La Nouvelle Expression a pu obtenir copie, est un tissu de dénonciations : les directeurs généraux et présidents de conseils d’administration se fixent des salaires mirobolants, sans rapport avec les moyens de l’entreprise ou sa rentabilité ; les directeurs généraux sont tout-puissants, et ne convoquent les organes sociaux (conseil d’administration ou assemblée générale) qu’à leur guise ; lorsque les organes sociaux viennent à être convoqués, ils sont à la botte du directeur général et démissionnent de leurs prérogatives de contrôle et d’orientation ; les entreprises publiques ne s’acquittent que difficilement de leurs obligations fiscales et para-fiscales ; les patrons des entreprises publiques ne se soucient que rarement de rendre compte de leurs activités à l’Etat pourtant actionnaire, et bien souvent propriétaire ; les entreprises publiques investissent peu, et le plus souvent, sur financement de l’Etat, alors que l’essentiel de leur chiffre d’affaires est absorbé par les salaires et d’autres charges douteuses de fonctionnement.

Suite à ce constat qui a finalement fait l’unanimité, les entreprises publiques s’étaient engagées à redevenir véritablement publiques, au sens où le contrôle de l’Etat sera renforcé, comme le stipule la déclaration de fin de rencontre :“ Tout en s’assurant d’une stricte discipline financière, gage de rentabilité de l’entreprise, les organes de gestion et d’administration des entreprises publiques veilleront entre autres, au respect des obligations statutaires et légales qui sont les leurs, à la diffusion de l’information financière, ainsi qu’à l’exécution dans les délais réglementaires des obligations fiscales et parafiscales ”. Mieux, la poursuite de la prévarication à la tête des entreprises publiques intervient alors qu’il était prévu que les patrons des entreprises publiques seront désormais jugés sur le base des résultats obtenus, en rapport avec les objectifs quantifiables et selon une grille d’évaluation régulièrement suivie par les organismes spécialisés du gouvernement, des rapports trimestriels à envoyer à la tutelle, des mission semestrielles de contrôle. Rien de tout cela n’a été. Au besoin, le Minéfi s’était voulu menaçant : “Aucune dérogation, aucune circonstance atténuante ne sera accordée en cas de défaillance. (…) à cet effet des disposition spéciales vont être prises pour améliorer le suivi de la gestion des entreprises publiques ”. L’ère des rentes sans contre-partie prospère toujours, plus que jamais.

En réalité, le problème de la mauvaise gestion des entreprises publiques camerounaises semble ailleurs. Les critères de choix des dirigeants des organismes publiques sont probablement les principales causes des travers que le ministre des l’Economie et des Finances avait eu à dénoncer. Peut être, faudrait-il, avant de dénoncer la mauvaise gouvernance des entreprises publiques, commencer par mettre fin aux nominations politiques à la tête des entreprises, et, surtout, stopper le pillage à ciel ouvert en cours, en mettant un terme visible à l’impunité. Comment, en effet, demander à un manager qui a été nommé plus pour faire plaisir à quelque coterie villageoise que pour honorer ses compétences, de bien faire son travail ? Ou plutôt comment demander à un directeur général nommé pour des raisons politiques de sacrifier à l’orthodoxie de gestion et de rendre compte ? Autant d’interrogations qui donnent l’impression que le gouvernement veut mettre la charrue avant les bœufs. Probablement pour satisfaire la mission du Fonds monétaire international qui s’annonce.

François Bambou
La Nouvelle Expression
Publié le 23-08-2006
Par Joel Didier ENGO - Publié dans : chezjoeldidier
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /Août /2006 12:40
Libération du Fon Doh Gah Gwanyin lll et Convocation Judiciaire de John Fru Ndi...la sacralisation du crime politique au Cameroun.

Nul Doute que si ENGO ou EDZOA avaient commandité l'assassinat de leurs adversaires à l'intérieur du RDPC, ils seraient libres aujourd'hui. Pour preuve, l'élargissement récent du Fon Doh Gah Gwanyin lll,député maire du Rdpc "libéré sous caution" par La cour d’appel du Nord-Ouest ce vendredi 18 Août, malgré sa culpabilité établie dans le meurtre du président de la circonscription électorale Sdf de Balikumbat John Nkhotem,

Dès lors, l'inculpation bien tardive du Chairman John Fru Ndi dans le cadre de l'assassinat politique de Grégoire Diboulé n'est qu'une manoeuvre de diversion qui ne trompe personne sur la réalité d'une Justice aux Ordres, dans un Etat qui sacralise le crime politique.

Je vous remercie
Par Joel Didier ENGO - Publié dans : chezjoeldidier
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /Août /2006 12:08
Commentaire…

Pourquoi Fru Ndi est inculpé


L’inculpation hier de John Fru Ndi, pour “ complicité d’assassinat, blessures simples et blessures légères ” signifie, à tout le moins, que les prévenus ont maintenu les déclarations faites aussi bien à la gendarmerie qu’à la presse notamment au Messager et à Mutations avant leur mise en détention préventive. Le procureur aurait donc pris très au sérieux les allégations des prévenus dans le meurtre de Diboulé. D’autant que l’invitation par le procureur de la république de John Fru Ndi survenait au lendemain d’une information faisant état de ce que, dans une lettre encore confidentielle, la plupart des vingt-trois personnes détenues à Kondengui, seraient revenues sur leurs premières déclarations de à l’enquête préliminaire mettant en cause la “ hiérarchie du parti ”. Mais nos sources précisaient que le colonel Chi Ngafor ainsi que son camarade Che Philip avaient refusé de signer cette lettre, embarrassant l’entourage de John Fru Ndi.

Le coordinateur du camp Fru Ndi à Yaoundé soutenait en effet que c’est sa “ hiérarchie ” qui les avait instruits de tout mettre en œuvre pour empêcher la tenue au siège du parti du congrès des contestataires conduits par MM. Muna et Ngwasiri. Certains ont évoqué, s’agissant de cette hiérarchie, outre le nom du président national, quelques députés dont le plus cité est le président du groupe parlementaire. Ces sources soutiennent mordicus, malgré le démenti Me Joseph Mbah Ndam lundi au Messager, qu’il a été entendu au moins au niveau de l’enquête. Seulement, il ne peut être inculpé sans qu’au préalable son immunité parlementaire soit levée. Ce que le garde des sceaux n’a pas demandé à l’Assemblée nationale. Or la libération la semaine dernière du seul député du parti au pouvoir au Nord-Ouest, Fon Doh Gah Gwanyim, après des pressions subséquentes du groupe parlementaire Rdpc au cours de la session de juin 2006, incline certains à soupçonner, dans ces affaires de mort d’hommes pour des raison politiques, l’existence d’un deal politico-judiciaire entre les deux familles politiques.

Fru Ndi, complice d’un assassinat ?


Vrai ou faux ? Toujours est-il que des membres du Nec affirment mezza vocce être très “ embêtés ” malgré l’apparente assurance de leur chef. Selon eux, mis au courant de la probabilité d’un tel deal qui impliquait la décharge de toute la “ hiérarchie ” du Sdf, leurs hommes à Yaoundé, craignent d’être sacrifiés, ont refusé de se rétracter. C’est pourquoi, ils auraient maintenu leurs charges initiales touchant leur hiérarchie. Mais, il y aurait plus. Selon des sources proches du parquet de Yaoundé, les investigations menées par les gendarmes du Sed, qui après Yaoundé se sont rendus dans le Nord-Ouest, auraient produit des éléments pouvant conforter l’implication personnelle de l’homme de Ntarinkon.

Primo, certains prévenus auraient affirmé avoir participé, avant les événements tragiques de Yaoundé, à des réunions chez le Chairman. Portaient-elles sur la planification de l’empêchement violent du congrès programmé à Yaoundé comme le soutiennent les partisans de Bernard Muna? Certaines personnes interpellées auraient affirmé avoir laissé leurs pièces d’identité à Bamenda. Autres éléments relevés par les gendarmes et qui soutiendraient les soupçons du parquet contre John Fru Ndi: des relevés téléphoniques obtenus chez un opérateur de téléphonie mobile auraient révélé de “ nombreux ” appels et conversations dans le nuit du 25 au 26 mai 2006, entre le Chairman – resté à Bamenda - et ses partisans à Yaoundé dans le but de “ protéger ” le siège. Derniers indices : des relevés bancaires obtenus auprès d’un établissement financier de Bamenda révéleraient “ d’importants ” transferts d’argent effectués par un membre de la sécurité du Chairman à l’attention des responsables de la coordination du Centre qui ont conduit l’opération sur le terrain à Yaoundé, laissant orphelins les délégués du Centre au congrès de Bamenda. Tous ces faits sont réfutés par les avocats de Fru Ndi qui estiment ne pouvoir répondre éventuellement qu’après avoir eu accès au dossier du magistrat instructeur.

“Deux poids deux mesures”


Sans préjuger de l’issue de la procédure dans les événements du 26 mai à Yaoundé, et bien que les pourfendeurs de la justice camerounaise, au vu de la similitude des charges des 24 suspects, dénoncent déjà ce qu’ils perçoivent comme du “ deux poids deux mesures ”, en faveur de John Fru Ndi, il reste que pour le moment, toutes ces personnes, malgré le faisceau d’indices rassemblés contre eux, demeurent, du moins en droit, innocents. Ainsi, c’est à l’issue de la clôture de l’instruction du magistrat Kwangue Kwangue, mais surtout après un éventuel procès public qu’on saura qui a effectivement fait quoi dans ces événements tragiques. On aura par conséquent les implications politiques. D’autant qu’une plainte des avocats de Fru Ndi contre Bernard Muna est pendante devant le même parquet d’instances. John Fru Ndi y rend responsable des événements querellés son opposant en chef. Motif : le camp Muna-Ngwasiri aurait violé la loi en tenant néanmoins un congrès interdit. Ce que rejettent ces derniers qui estiment qu’il n’est pas du ressort des individus d’apprécier du respect ou de la violation des actes des autorités administratives.

Par Alex Gustave AZEBAZE
Le Messager
Le 23-08-2006
Par Joel Didier ENGO - Publié dans : chezjoeldidier
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