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Jeudi 30 novembre 4 30 /11 /Nov 14:48
Bonjour,

Je tiens à vous remercier pour cette rubrique franche et objective sur Georges Frêche dans un journal qui a clairement fait allégeance à sa candidate, Mme Ségolène Royal. A ce sujet je tiens à vous faire parvenir, dans son intégralité, la correspondance échangée avec la direction du PS à la suite de l'investiture de la candidate désignée et désirée à la Présidentielle 2007, correspondance où j'exprimais déjà mon indignation sur la proximité idéologique entre Père Ubu et Mère Ubu, une des raisons de mon départ du Parti socialiste français.

Je vous remercie
Joël Didier ENGO

Nous n'avons plus rien "à construire ensemble", "Camarades"...
Bonjour,

J'ai eu l'objectivité de vous faire part de ma démission du Parti Socialiste et de souhaiter bonne chance à l'heureuse gagnante Mme Ségolène ROYAL. Je suis non seulement en désaccord fondamental avec son fond idélogique, mais aussi depuis peu, avec ses soutiens politiques car ma négritude m'interdit toute alliance, fût-elle objective, avec une candidate socialiste dont l'un des principaux soutiens trouve, dixit, "qu'il y a trop de noirs à l'équipe de France de Football".

Comprenez, Camarades, que le noir que je suis ne se sente pas désiré dans l'avenir du Parti Socialiste.

Très cordialement,
Joël Didier ENGO

>From: Parti socialiste <courriel@parti-socialiste.fr>
>Reply-To: Parti socialiste <courriel@parti-socialiste.fr>
>To: Joel Engo <engojoeldidier@msn.com>
>Subject: Re: J'ai adhéré en Mai 2006 au Parti socialiste, non au Parti Populiste. [28004-1163757496]
>Date: Fri, 17 Nov 2006 11:17:03 +0100 (CET)
>
>Référence : [28004-1163757496]
>________________________________________________________
>
>Bonjour
>
>
>
>A l?issue d?un débat approfondi et digne qui fait honneur à notre parti, Ségolène ROYAL a été investie par une majorité absolue des militants, dès le 1er tour.
>
>Il s?agit d?un succès net et incontestable. L?heure est désormais au rassemblement de tous les socialistes pour gagner au printemps 2007. La victoire est possible. Il faut désormais la construire, tous ensemble.
>
>Cordialement,
>
>L'équipe du site du Parti socialiste
>http://www.parti-socialiste.fr/
>
>P.S. Pour un meilleur suivi de ce dossier, merci de rappeler
>dans l'objet de votre email, la référence indiquée ci-dessus
>pour tout contact ultérieur.


Vendredi 17 Novembre 2006
J'ai adhéré en Mai 2006 au Parti socialiste, non au Parti Populiste.


Ce sera certainement ma dernière intervention sur l'investiture interne du Parti Socialiste Français , comme l'a été mon vote pour le candidat socialiste Laurent FABIUS le 16 Novembre 2006 à la Section du PS Léon BLUM de Paris 11éme.

Mes Camarades socialistes ont choisi Ségolène ROYAL comme candidate du parti socialiste à l'élection présidentielle de Mai 2007. Je m'incline democratiquement devant ce choix, et je souhaite bonne chance à l'heureuse élue car le plus dur commence.

Je voterai quant à moi pour un autre candidat que la candidate socialiste à l'élection Présidentielle de Mai 2007 car son fond idéologique et ses convictions sont à l'opposé de ma vision d'une société forte et solidaire.

Je vous remercie.
Joël Didier ENGO

Qu'attend le PS pour se débarrasser de son délinquant de la moralité publique?
De haine et d'eau Frêche
Par Laurent DISPOT
QUOTIDIEN : jeudi 30 novembre 2006
Laurent Dispot rédacteur à la revue la Règle du jeu.
Lorsque se produisit le drame du Parc des Princes, le toujours «socialiste» Georges Frêche venait tout juste de brailler qu'il y aurait trop de Noirs dans le football : le coup de feu fut précédé par cette huile sur le feu. Déjà, quelques semaines après la cérémonie mondiale d'Auschwitz, la planète effarée avait découvert qu'un responsable français pouvait crier en public : «Vous êtes des sous-hommes» à des harkis, donc à tous les Arabes, à tous les musulmans, à tous les immigrés, sans se voir aussitôt exclu de sa formation politique.
Il s'agissait du même Auguste halluciné qui pose au sectateur de Robespierre, une Elena Ceausescu version macho septimaniaque, entre les Douze Césars de Suétone, le Caligula de Camus et le Trimalcion de Pétrone. Un de ces présidents de régions appelés à restaurer, dans le système Royal, les ducs et pairs. Le cas Frêche pose la question des contre-pouvoirs face à l'augmentation du pouvoir des régions, programme de la candidate socialiste. L'intention de Gaston Defferre était que la région fût gérée comme une entreprise ; pas que son PDG se comportât en autocrate.
L'événement de 1968 qui reste actuel est l'assassinat de Martin Luther King. C'est en «soixante-huitard» moderne du XXIe siècle qu'il faut choisir le côté Condoleezza Rice, Barak Obama, Lilian Thuram. Avant d'éructer contre les harkis et les Noirs, Frêche a traité les catholiques d' «abrutis», et coupé les vivres à des budgets culturels en croyant punir les intellectuels. Mais il offre, avec tout le grotesque de son personnage, une parfaite illustration de «l'idéologie française» de Bernard-Henri Lévy, et un jeu de mots en gag surréaliste pour confirmer le fameux concept de «France moisie» de Philippe Sollers : «la France-Frêche». En prononçant la phrase sur le trop-de-Noirs-dans-l'équipe-de-France-de-football (1), Frêche n'a été qu'une poupée de ventriloque : elle n'est pas de lui, mais de Le Pen à l'occasion du Mondial de 1998. Devenue depuis un des psittacismes les plus éculés de l'extrême droite pour servir de signal d'offre de service, de ralliement à cette mouvance. Mais un policier antillais, un Noir de France, vient de risquer sa vie et de résister de toutes ses forces pour sauver un Juif.
C'est le contraire du drame atroce d'Ilan Halimi. Et le contraire de la stratégie de Dieudonné qui consiste à retourner les Blacks-Blancs-Beurs antiracistes en un groupe fusionné par l'idéologie antisioniste : ce que j'appelle l'«antis (ion) émitisme». Sa visite à Le Pen au camp des «Bleus-Blancs-Rouges» était, dans ce sens, une allégeance de vassal à suzerain.
Le Parti socialiste fait l'âne qui recule devant toute condamnation sérieuse de Frêche, alors même qu'il nous ressort Edith Cresson, la xénophobe antianglaise et homophobe, cette simoniaque qui a déshonoré la France et le féminisme à la Commission européenne, condamnée pour cela. Le Front populaire de 1936 naquit de la dissolution des ligues fascistes. Etre digne de son anniversaire, en 2006, c'est demander que Frêche soit exclu du parti de Léon Blum, le «Nègre en trop» d'alors. Ne pas sanctionner l'insulte aux harkis est un défi à l'opinion publique maghrébine, arabe, musulmane, française. Ne pas sanctionner l'insulte aux Noirs est un défi à l'opinion publique de l'Afrique, des Etats-Unis, de tout l'outre-mer français, dont nos Antilles bien-aimées. Ne pas tenir compte de la décision de justice dans l'affaire Cresson revient à offrir un argument éternel contre la France aux opinions publiques, aux instances et aux médias dans toute l'Europe.
On mesure la régression socialiste en la comparant à une réplique célèbre attribuée au Régent Philippe Orléans, en 1720, bien plus respectueux de l'ordre juste que Hollande et Royal, lorsqu'il refusa de gracier le comte de Horn, son cousin meurtrier :

 «Mais il a l'honneur d'être du même sang que Votre Altesse royale ! 
Ñ Quand j'ai du mauvais sang je me le fais tirer...» .
Si le Parti socialiste cessait de se défiler devant un effort pour être vraiment républicain, cela donnerait : «Mais il a l'honneur d'être du même rang que votre candidate, Royal !
Ñ «Quand j'ai du mauvais sens, je me le fais virer...»
La France frêchit. Comment voter socialiste, si c'est souscrire au racisme et au sexisme de Frêche : les harkis «qui n'en ont pas», les Noirs «qui en ont trop», les intellos incontrôlables, les catholiques qui persévèrent ; si c'est souscrire à la xénophobie et à l'homophobie de Cresson : les Anglais qui «en sont», les homos comme critère de dévaluation. Si la rupture des socialistes avec ces deux délinquants de la moralité publique n'était pas franche, comme naguère celle de la droite républicaine avec Millon, mais escamotée, assortie de caresses melliflues, alors la tâche de l'éclairement républicain, de l'écoute démocratique véritable et non pas infantilisante, c'est-à-dire méprisante, serait d'expliquer à chaque électrice, à chaque électeur, le risque de perdre son âme aux gras profits de ce type de Père Ubu, de Mère Ubu.
(1) «Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks », ndlr.


http://www.liberation.fr/rebonds/220208.FR.php
© Libération
Par Joel Didier ENGO - Publié dans : chezjoeldidier
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