Côte d’ivoire: cet entrisme tribal, xénophobe et raciste sous-jacent au soutien à Laurent GBAGBO

Publié le par Joel Didier ENGO

“…Alassane Ouattara est et sera toujours un Burkinabè».” Dixit Maître Patricia Hamza, avocate ivoirienne signataire de l’appel d’intellectuels contre les «va-t-en guerre»


Abidjan sous couvre-feu avant l'issue de la présidentielle

Le chef de l’Etat sortant Laurent Gbagbo (à gauche) et le Président élu Alassane Ouattara

 

Est-il encore possible de contredire des femmes et des hommes, fussent-ils des intellectuels et universitaires prestigieux, qui propagent de telles inepties tribales, racistes et xénophobes à l’encontre d’autres citoyens ivoiriens, au nom soit-disant de la lutte contre l’impérialisme et le néo-colonialisme en Afrique? On peut sérieusement en douter.

 

En effet si en France comme sous d’autres latitudes, il est possible de s’insurger contre de tels arguments répréhensibles devant des juridictions véritablement indépendantes; en Afrique noire francophone et surtout dans la Côte d’ivoire sous couvre-feu permanent de Laurent GBAGBO, toute contradiction en ce sens expose(rait) inévitablement son auteur à un arrêt de mort…à une mort certaine.

 

Il semble donc compréhensible que nombre de contradicteurs démocrates et républicains s’y abstiennent délibérément, et en soient parvenus à la conclusion peut-être hâtive (sans pour autant être tous des va-t-en-guerre), que le recours à la force sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies constitue(ra) la seule issue (humanitaire) à la crise post-électorale en Côte d’Ivoire.

 

Car c’est humainement le seul moyen décent pour faire entendre raison à des femmes et des hommes qui l’ont manifestement perdue. À contrario ce serait leur accorder un permis international de tuer indéfiniment en toute impunité toutes celles et tous ceux (bons ivoiriens et mauvais ivoiriens) qu’ils accuseront à tort (comme Alassane OUATTARA) d’être des “Burkinabè”…en Côte d’Ivoire.

 

Il est néanmoins légitime de s’interroger sur l’éfficacité d’une intervention militaire en Côte d’Ivoire


En effet toute la question est de savoir jusqu’à quand Laurent GBAGBO tiendra avec le trésor de guerre qu’il a su amasser, et qu’il dépense désormais en émissaires et autres conseillers chargés de redorer son image à l’étranger?

Car sur le plan de la marche de l’État et de l’approvisionnement du trésor public ivoirien, le président sortant n’a plus aucune signature au niveau de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEDEAO), et ses partisans (essentiellement les fonctionnaires) se retrouveront dans un ou deux mois sans des salaires dignes de ce nom.

 

Alors, au-delà d’une intervention militaire effectivement risquée, l’asphyxie financière et les sanctions ciblées contre tout le clan GBAGBO (avec de possibles inculpations devant la Cour Pénale Internationale) devraient s’avèrer plus efficaces pour venir à bout du blocage du processus démocratique en Côte d’Ivoire .

 

À moins que le «grand résistant panafricain» Laurent GBAGBO prospère (lui aussi) sous l’embargo international, comme un certain Saddam Hussein…

 

Nous savons aujourd’hui la fin tragique qui fut la sienne.

 

Je vous remercie

 

Joël Didier Engo

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