Françafrique, que ne fera-t-elle pas au nom des français?

Publié le par Joel Didier ENGO

Nul besoin d’apitoyer les français (plus qu’ils ne le sont déjà) par les accointances honteuses de leurs dirigeants avec les pires tyrans que comptent encore la planète (Paul BIYA, Idriss DEBY, Dénis SASSOU NGUESSO, Ali BEN BONGO…)

 

Nicolas Sarkozy et le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, sur le perron de l'Elysée.

 

Voir simplement les derniers susurrer des petits secrets au creux de l’oreille du président français Nicolas Sarkozy questionne effectivement sur l’héritage démocratique du second.

 

Mais on ne saurait objectivement faire porter la responsabilité de ses frasques françafricaines au peuple français, qui souhaite dans son écrasante majorité tourner définitivement la page de la françafrique.

 

 

Imagine-t-on un seul instant, Barack OBAMA s’afficher de manière aussi arrogante et ostentatoire avec de tels monstres sanguinaires, le jour de la fête nationale américaine? Vraisemblablement non.

 

Là réside aujourd’hui tout le fossé qui sépare, et ne cesse de se creuser, entre l’immense société des peuples globalisés et une certaine France (politique) arc-boutée à sa grandeur coloniale et paternaliste.

 

 

 

Franc CFA, un véritable verrouillage colonial

La zone franc et sa monnaie le franc CFA constituent le seul système monétaire colonial au monde à avoir survécu à l'auto-détermination des années 1950-1960. La mise en place progressive de ce système est le résultat de choix stratégiques imposés par la France à ses anciennes colonies au moment des «indépendances africaines», qui ont consisté principalement à mettre les nouveaux États africains au service des intérêts économiques (exclusifs) de la France.

 

50 années après, rien n'a véritablement changé. Bien au contraire...


Le système franc CFA reste inchangé et s'appuie toujours sur quatre grands principes : la centralisation des réserves de change par le Trésor français (une direction du ministère de l'économie et des finances), la fixité de la parité franc CFA/euro, la libre (sinon unique) convertibilité du franc CFA à l’euro, et la libre circulation des capitaux entre la France et les pays africains de la zone franc.

Dans les trois banques centrales de la zone franc, des administrateurs français (généralement des fonctionnaires du trésor) siègent dans les trois conseils d’administration. A ce titre, ils ont un droit de veto dans toutes les grandes decisions; veillent notamment au maintien de la dépendance financière et monétaire des Etats africains à la France.

 

En 2010 le Franc CFA représente véritablement ce verrou (français) qui empêche l'émergence monétaire, économique et politique des pays africains.

 

Faîtes-le sauter, et l'Afrique francophone aura fait un pas décisif vers sa sortie du joug colonial!

 

 

Joël Didier Engo

 

Les critiques défilent avant le 14 Juillet africain (Libération.fr)

http://www.liberation.fr/monde/0101646910-les-critiques-defilent-avant-le-14-juillet-africain

 

14-Juillet : “Nicolas Sarkozy prouve son incapacité à tourner la page de la France-Afrique”

http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2010/07/14/le-defile-des-troupes-d-ex-colonies-divise-la-presse-africaine_1387690_823448.html#ens_id=1387377

 

Galerie photo

Un défilé du 14 juillet aux couleurs africaines… sous la pluie (Liberation.fr)

http://www.liberation.fr/monde/1101957-un-defile-du-14-juillet-aux-couleurs-africaines-sous-la-pluie

 

 

Upc
Il y’a 55 ans Roland Pré interdisait l’Upc

Depuis ce 13 juillet 1955, l’Union des populations du Cameroun, qui était le seul parti à être implanté partout au Cameroun, n’a plus jamais réussi à retrouver son assise d’antan.
Par Brice T. Sigankwé (Stagiaire)
Qutidien Mutations 15 juillet 2010

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