Paul BIYA, un dictateur passé maître dans la manipulation médiatique

Publié le par Joel Didier ENGO

Décidément, nous ne sommes donc pas au bout des manipulations médiatiques au Cameroun!


Ce pays est-il tombé aussi bas pour que son Président et sa cour soudoient des mendiants de la presse dite indépendante pour débiter de telles âneries* sur d'autres citoyens (fussent-ils des personnes victimes de son épuration politique présentée comme une campagne de lutte nationale contre la corruption)?

Cette forme ordurière de lynchage médiatique ne devrait plus tromper grand monde (au Cameroun et hors de ses frontères), à l'exception notable de celles et ceux qui se laissent bien  volontairement berner; sous le prétexte que le vrai commanditaire Paul BIYA séjournerait en Suisse en ce moment, et n'aurait donc aucune prise avec les procès en sorcellerie qui prospèrent toujours au Cameroun (curieusement en son absence),  contre ses prisonniers politiques.

Détrompez-vous, la bassesse de ce dictateur fourbe et lâche est simplement infinie....

Pathétique!

 

Joël Didier ENGO

 

 

Opération épervier
Abah Abah à l’Hôpital central de Yaoundé
L’ancien ministre de l’Economie et des Finances a été victime d’un malaise vendredi dernier.
Par Serge D. Bontsebe
Qutidien Mutations 13 septembre 2010 http://www.quotidienmutations.info/septembre/1284357895.php

 

Cameroun : Abah Abah est mal en point
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Cameroun : Abah Abah est mal en point Les médecins multiplient les analyses pour établir un diagnostic efficient.«Monsieur Polycarpe Abah Abah est mal en point, il va très mal». Selon un des proches amis de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances (Minefi) que le reporter de La Nouvelle Expression a approché hier, ce dernier serait méconnaissable. Il ne saurait nous en dire plus, car les médecins multiplient les analyses médicales pour pouvoir enfin établir un diagnostic efficient. Interrogés sur la question, ses avocats sont mal placés pour divulguer des informations sur la santé de leur client, selon Me Nouga. Dans le service,

http://www.cameroon-info.net/stories/0,27322,@,hospitalisation-abah-abah-est-mal-en-point.html

 

Alpha Condé s’exprime sur le Cameroun

 

Lire la vidéo

00:00:58

Ajoutée le 23/08/2010

 

Epervier: Abah Abah a-t-il introduit une machine à imiter les signatures en prison ?
Aurore Plus
 

Polycarpe ABAH-ABAH
DOUALA - 07 SEPT. 2010
© DALLE NGOK PIERRE | Aurore Plus
http://www.cameroon-info.net/reactions/@,27256,7,epervier-abah-abah-a-t-il-introduit-une-machine-a-imiter-les-signatures-en-priso.html

 
Ce n'est encore qu'au stade de la rumeur. Mais un de ses codétenus affirme qu'un contrôle aurait permis de découvrir une machine à imiter les signatures dans la cellule de Abah Abah.
 
Si cela s'avérait vrai, la question que l'on se pose est de savoir à quelles fins le célèbre détenu a-t-il pu obtenir cet équipement pour le moins onéreux et qui n'est pas encore en vente libre sur le marché camerounais. On se souvient que le 5 février dernier, Bibi Ngota et ses compagnons de misère ont été proprement enlevés par des loubards en civil qui n'avaient surtout pas l'air de rigoler. On leur fait le procès de s'être mêlés de disserter sur un document réputé faux mais qui circule dans certaines rédactions à Yaoundé et à Douala. Un document plus authentique que vrai portant une fausse signature de Laurent Esso. Tout est grossier dès le départ, parce qu'on retrouve à tous les coins de rue au Cameroun des génies capables de vous imiter la signature la plus compliquée du monde au simple coup d'œil. La suite vire à la cocasserie lorsque les journalistes sont traqués et matraqués pour être rentrés en possession d'un « faux document ».

La mode des imitations de signature est-elle lancée ? On sait qu'il existe un fabricant de machines à signer depuis 1964, Signascript, leader européen de la reproduction de signature et de l'écriture manuscrite, est présent dans plus de vingt pays à travers le monde. Mais qu'est-ce qu'une machine à signer ? Une machine à signer reproduit automatiquement et à l'infini l'écriture manuscrite et la signature d'une personne, sur des documents de tailles et d'épaisseurs variables (lettres, photos, cartes de vœux, diplômes, etc.). Ces machines ne nécessitent pas l'achat d'un stylo spécial. Leur particularité est de pouvoir utiliser toutes sortes de stylos (du stylo à bille au stylo- plume en passant par le feutre, etc.). Le bras qui actionne le stylo permet également d'exercer une pression sur le document, comme vous le feriez à la main. Le texte reproduit par cette machine est la reproduction exacte de votre écriture et non pas une police de caractères où les lettres sont toujours identiques.


Imitation

Les utilisateurs de ce matériel travaillent dans tous les domaines Administrations, Sociétés, Banques, Ministères ; Associations ; laboratoires Ces machines servent également à véhiculer à travers le monde, l'image de marque de personnalités dans des domaines divers comme la politique, le sport, la musique, le cinéma, etc.... Ces machines ont besoin de lire une mémoire contenant le texte ou la signature à réaliser. Sans ce boîtier mémoire aux dimensions d'une carte de crédit et d'environ 10 mm d'épaisseur, elles sont inutilisables. Pour le bon fonctionnement la machine, il est nécessaire de connecter ce boîtier, qui après utilisation, peut être déconnecté et facilement rangé dans un coffre ou dans tout autre endroit à votre convenance.

Ces machines sont autonomes et ne se connectent à aucun ordinateur, de plus, elles ne possèdent aucune mémoire interne et fonctionnent par accès codé. Avec cette technologie, le paraphe manuel, laissé par tous sur des centaines de documents divers, commerciaux ou non, et preuve ultime en droit français depuis près de quatre cent cinquante ans, devra bientôt partager sa légitimité avec la signature électronique, une griffe immatérielle apposée grâce à des logiciels pointus.

On peut donc penser que si une telle technologie entrait en prison, beaucoup de faux pourrait paraître pour vrai telle qu'une levée d'écrou, un ordre de retrait d'argent; des documents d'Etat étant par-dessus toute la cible parfaite des malfaiteurs et de ceux qui ont des desseins politiques.

Il est vrai que Abah Abah fait fantasmer nombre de personnes sur sa dangerosité. Une rumeur a même circulé faisant état d'un plan des victimes de l'opération Epervier qui ne rêvent que de la mort de Paul Biya. La presse en a fait l'écho. D'autres rumeurs sur d'éventuelles évasions ont également circulé. Aujourd'hui on parle d'une machine à imiter des signatures qui pourrait permettre à Abah Abah de fomenter des complots vrais ou supposés. Décidemment l'actualité ne lâche pas l'ex-ministre des finances déchu...



Les implications d'une incroyable imposture



© PAUL PAGAL MESSI

Les prisons en général et celle de Kondengui en particulier sont réputées pour être des lieux d'infiltration et de pratiques maffieuses diverses. L'introduction évoquée, même sous forme de rumeur, d'une machine dans le but d'imiter les signatures se présente telle une imposture. Elle devrait pouvoir suffire à sonner la plus grande alerte. Car selon des informations disponibles, cet autre forfait serait le fait d'un prisonnier de luxe bien connu pour son pouvoir financier important, ses connexions au sein du G 11 et sa capacité de nuisance avérée. On le sait que l'arrestation de Polycarpe Abah Abah, ex-Minefi, Urbain Olanguena, ex-Minsanté, et consorts ne finit pas de faire des mécontents parmi leurs proches. Elle n'a pas fait que des heureux chez nos compatriotes. Les agissements observés des membres de comités de soutien de ces détenus haut de gamme, autour de leurs différents procès, laissent d'ailleurs croire que des actions malveillantes sont en préparation.

À la vérité, y introduire un tel appareillage ne peut avoir que des conséquences néfastes pour la République en entier. Et les raisons pour une telle pensée sont nombreuses. D'un, la présence en ce lieu d'une machine réservée à l'imitation ne s'explique que par une volonté de falsification et d'usage de faux. De deux, sa détention et son assimilation à quelque prisonnier de luxe se présente plus dans une optique revancharde. De trois, son usage, vu le standing du principal détenteur, fait penser aux documents hautement sensibles. L'homme ayant lui- même été habitué à l'exploitation de tels documents. Il s'agit notamment de ceux portant le sceau de l'Etat et pouvant mettre en difficulté les plus hautes autorités ide la république. Les interrogations que suscite l'introduction en ce lieu de cette machine vont notamment vers l'identification de la chaîne des personnes pouvant être mêlées de près ou de loin à cette histoire. L'on sait déjà que des complices passifs ou actifs sont déjà sanctionnés ou vont l'être. Le limogeage du tout récent ex-régisseur de la prison centrale de Yaoundé est dans le cas d'espèce compris comme une illustration de la réaction des autorités. Car un laxisme de fait s'est installé au niveau de la prison de Kondengui qui rend cette dernière très permissive à toute initiative. Face à un tel acte, l'Etat ne peut que renforcer son dispositif de contrôle et de sécurité autour et à l'intérieur de la prison de Kondengui, tout en opérant d'autres ajustements sécuritaires à l'échelle du pays.

 

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