Professeur Joseph OWONA: un entretien dans le “Messager” pour un ouvrage constitutionnel de référence

Publié le par Joel Didier ENGO

Le Professeur Joseph OWONA , auteur de «Droits constitutionnels et institutions politiques du monde contemporain: étude comparative », disponible à la maison d’édition l’Harmattan.

 

Entretien de très bonne facture , entre un journaliste qui a bien préparé son sujet, et un éminent constitutionnaliste qui confirme toute l’allégeance intellectuelle qu’il inspire auprès du lectorat.

Merci au Quotidien Le Messager d’en avoir eu l’initiative, qu’on puisse surtout le lire dans un journal camerounais, africain constitue une première. Bravo!

 

Sur le fond je retiens cette déclaration très pertinente du Pr. OWONA: “…on s’aperçoit que le droit constitutionnel, lorsqu’il est en confrontation avec les réalités, en confrontation avec les cultures, les religions, tend à s’éclater, à devenir quelque chose de dynamique, de pluriel…”


C’est ce qui aiguise la réflexion, encourage l’ouverture aux autres, force chacun d’entre-nous à l’auto-critique, voire à l’auto-dérision permanente. Car même lorsque nous ne partageons pas la même opinion sur tel ou tel événement (la crise post-électorale ivoirienne par exemple, ou l’usage très personnel des constitutions par les potentats africains; les concepts de nationalité, de citoyenneté, d’autochtone et allogène, ivoirité …dans des pays de plus en plus intégrés comme les nôtres), nous portons véritablement le même regard tiers-mondiste sur l’évolution des sociétés humaines, des États, des institutions…

 

C’est précisément cette gymnastique intellectuelle là qui semble difficilement à la portée, moins accessible (ou compréhensible) aux ressortissants de civilisations occidentales; d’emblée très hermétiques aux autres évolutions, du fait de logiques de pensées et de modes de fonctionnement essentiellement hégémoniques.

 

“Coca-Cola Constitutionnel” , une argumentation propre aux régimes totalitaires…Cher Professeur!


C’est la méthode de diversion intellectuelle généralement adoptée par les universitaires pris en otage dans des systèmes totalitaires qu’ils ont servi ou servent avec zèle. Leur autonomie et liberté de pensée s’arrêtent généralement là où commencent les turpitudes réactionnaires des régimes qui les nourrissent.

 

C’est tout le drame du Professeur Joseph Owona et de bien d’autres au Cameroun.

 

La loi fondamentale ne peut évidemment s’apparenter à un “Coca-Cola Constitutionnel”…sinon uniquement lorsque ou parce que le fossé entre la pratique et les normes édictées dans la Constitution se creuse dangereusement dans une République. On voit alors inévitablement germer l’accusation des modèles constitutionnels dits importés de l’Étranger ( entendez “de l’occident”) prétendûment incompatibles avec les coutumes, les valeurs, les cultures, les réalités locales (lesquelles?)…qui devient le seul, sinon le meilleur alibi de confiscation du Pouvoir par la force. Suivez mon regard…

Voilà la vérité, et je souffre de savoir qu’un éminent juriste et constitutionnaliste comme Joseph OWONA se retrouve après une aussi longue carrière académique et politique, empêtrée dans ses propres contradictions et contorsions alimentaires

 

Hélas!!!

 

Joël Didier Engo

 

  Professeur Joseph OWONA: “Vous faites de la discrimination contre M. Paul Biya”

 

 

le professeur explique les enjeux de l’ouvrage, autant qu’il donne son avis sur les grandes questions de l’heure telles que: la limitation des mandats, la Constitution de 1996 dont il fait partie des rédacteurs, la réforme universitaire et la chaude actualité en Côte d’Ivoire.

http://www.cameroon-info.net/stories/0,27810,@,professeur-joseph-owona-vous-faites-de-la-discrimination-contre-m-paul-biya.html

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