Révolution du Jasmin en Tunisie, et Statu Quo réactionnaire en Afrique noire?

Publié le par Joel Didier ENGO

 

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Pauvre Afrique noire!


Le soutien de certaines diasporas africaines à Laurent GBAGBO au moment où le peuple Tunisien vient d’administrer une leçon de maturité politique à tous les obscurantistes de tous bords (officiels français, et assimilés… *), amène à s’interroger sur la capacité d’une certaine jeunesse et intelligentsia noire africaine (camerounaise notamment) à s’élever des contingences existentielles et de la culture totalitaire des Hommes forts (au nom du panafricanisme)…pour s’affranchir des dictatures et des tripatouillages constitutionnels.

 

En ce sens, la véritable révélation de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire aura été de constater que des femmes et des hommes originaires d’Afrique noire, parfois (bien) formés dans les universités et grandes écoles occidentales (se revendiquant même progressistes), installés pour la plupart en occident pour des raisons professionnelles, ne se sont pas pour autant convertis à la démocratie pluraliste et électoraliste (au contact des démocraties et des démocrates).

 

La démocratie s’est ainsi révélée comme un apprentissage et une culture: on ne s’y convertit pas comme on rentre en religion.


Car nombreux sont les ressortissants d’Afrique noire en occident qui n’ont pas su ou voulu apprendre les rudiments des sociétés pluralistes qui les accueillent, privilégiant volontiers l’enfermement communautaire, nationaliste, souverainiste, tribal(iste), xénophobe et raciste, qui les cantonne à des rhétoriques souvent néo-coloniales, uniquement culpabilisantes, passéistes et avilissantes. La posture de la Victime de l’impérialisme, puis de l’ingérence de l’occident paraît tellement plus facile…à perpétuer.

 

Question: peut-on attendre un soulèvement révolutionnaire et un sursaut démocratique des réactionnaires d’Afrique noire? pas forcément à l’identique de la Tunisie…


L’avenir nous dira….Il ne faut jamais désespérer de l’Être humain, y compris au Cameroun de Paul BIYA (78 ans, 28 ans de règne sans partage).

 

Joël Didier Engo

 

 

* ANCIENNES AMOURS – Leur ami Ben Ali

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/01/17/anciennes-amours-leur-ami-ben-ali/

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