Simplement Sympathisant de LCN

Publié le par Joel Didier ENGO

Chers Président et Membres de LCN

 

Je profite de la pause de mi-journée pour revenir sur une position (officielle) de LCN (lue ce matin), au sujet des «plaintes contre le Chef de l'Etat». (Sur les plaintes contre le Président Paul Biya : la position du LCN !)

 

Je sais qu'après deux quart de siècles successifs de dictature au Cameroun, nous avons une propension naturelle à assimiler toute démarche internationale concourant à l'élucidation des crimes dans notre pays, à une action dirigée contre le «père de la Nation» Paul BIYA.

 

Je pense fondamentalement que les victimes innocentes et souvent non identifiées d'une terreur politique souhaitent d'abord la manifestation de la vérité, donc de la Justice (Emeutes de Fevrier 2008: Lettre de la Veuve Tiwa a Paul Biya); indépendamment des soupçons d'instrumentalisation ou de positionnement qui peuvent peser sur leurs (auto-désignés) défenseurs.

 

Il y a là une divergence de fond que j'ai visiblement avec LCN (du moins son président, parlant évidemment au nom de l'organisation) et qui m'interroge sur notre capacité à nous battre collectivement sur le fond des problématiques socio-économiques et sur les fondements légitimes d'une réelle alternance politique au Cameroun de l'après Paul BIYA, si nous sommes déjà incapables de regarder l'histoire tragique et souvent récente de ce pays en face.

 

Comme j'ai eu à le dire à Henri Georges MINYEM lors de notre rencontre à Paris, je n'ai personnellement ni à me positionner ni à combattre contre l'homme Paul BIYA; mais à mettre ce dernier et ses complices face à leurs décisions ou actes (qui peuvent ou ont pu être de nature juridique, économique, politique, policière...), et qui ont souvent gravement porté atteinte à l'intégrité des personnes et de la fortune publique au Cameroun. C'est une question de principe démocratique et républicain.

 

Cela a été mon fil conducteur depuis plus de 11 années ((Téléchargez le document) et qui m'empêche intellectuellement de suspecter du moindre opportunisme (quand bien même ce serait le cas), tout autre ressortissant du Cameroun qui emprunterait la même voie.

 

Plus fondamentalement j'avoue être dans l'incapacité personnelle de militer dans une organisation qui prendrait (légitimement) ses distances sur cette exigence fondamentale d'une manifestation de la vérité au Cameroun sous Paul BIYA, et je souhaite dorénavant n'être plus qu'un sympathisant de LCN.

 

Cordialement

 

Joël Didier ENGO

 

 

http://www.facebook.com/l/ab621;www.lcn-cameroun.org

PLAINTES CONTRE LE CHEF DE L’ETAT PAUL BIYA ? EST-CE UTILE ? OUI ! EST-CE NECESSAIRE? NON !

http://www.lcn-cameroun.org/

Personnellement, je ne suis pas un belliciste et ma formation politique ainsi que mes expériences professionnelles m’ont amené à une analyse plus fine des faits avant de me prononcer.

Par ailleurs, je vais être clair et précis sur la question actuelle des poursuites :

Le LCN dont je suis le président ne s’associe pas à la chasse aux sorcières ouverte contre Paul Biya, président en exercice du Cameroun !

Pour une raison essentielle : Le LCN ne sacrifiera pas à une instrumentalisation de la politique à des fins de positionnements personnels et d’ambitions sous les prétextes captieux de solidarité envers les familles : je n’entends pas instrumentaliser la souffrance légitime des familles des victimes pour me promouvoir !!! C’est une question d’honneur et de principes. Si toutes ces plaintes étaient sincères, elles n’auraient pas dû attendre la concomitance de plusieurs années avec la proximité d’élections cruciales pour se matérialiser !

Pire, en faisant planer ce soupçon de manipulation, les auteurs des plaintes font du tort à la crédibilité des groupes politiques qui se battent sur le fond des problématiques socio-économiques et sur les fondements légitimes d'une réelle nécessité d'alternance politique(....)

 

Par obligation de transparence, voici la teneur des  messages échangés avec le Président de Lcn, Henri Georges MINYEM

 

 

Le 3 mars 2010 08:42, LCN (le cameroun nouveau) a écrit :



Cher Joël Didier,

 

Je suis pour le moins étonné et déçu par ton attitude centrifuge d’autant que j’en ai eu connaissance non point par le canal LCN, ou par ma boîte perso, mais sur ton blog, c’est-à-dire sans échange préalable avec la personne (en l’occurrence, moi), qui à ce jour incarne la légitimité publique de la position officielle du LCN. Position qui au passage, est largement partagée par l’ensemble du bureau.

 

Autant dire que j’aurais trouvé plus correct que tu te rapproches de ton président afin que vous ayez un échange clair sur cette thématique qui a fait l’objet d’un débat radiophonique dimanche dernier sur le site « Cameroon-info.net ». Car, tu aurais appris plusieurs choses qui semblent échapper à ton appréciation partielle :

 

  • Je ne me suis jamais opposé à ce que des investigations sur les massacres et autres détournements de fonds soient menés ; ce qui d’ailleurs a désarçonné le contradicteur RDPC qui me faisait face car il me croyait favorable à Biya au début de l’échange,
  • J’ai réitéré que je n’associais pas LCN compte tenu de l’esprit opportuniste que je soupçonnais chez les initiateurs de cette requête, à mon sens bel et bien circonstanciée. Cependant, j’ai précisé que j’étais solidaire de la démarche puisque la pertinence s’imposait.
  • Je constate que tu sacrifies à une absence d’investigation en ne présentant que la première partie de l’article : TU DEVRAIS RETOURNER SUR LE SITE ET CLIQUER SUR « READ MORE » !!! pour y lire en intégralité les positions que je prends et les accusations que je porte sur la gestion politico-économique de Paul Biya (j’y dresse une cartographie des actes marquants qui auront émaillé le règne de BIYA et je ne crois pas lui faire de concessions particulières !)

 

Alors, si ton attitude est de te désolidariser à la première divergence de vues qui est plus due à une interprétation fallacieuse de la position du mouvement que tu représentes, j’accepte ta démission et te remercie de continuer à partager nos combats et finalités pour l’essentiel.

 

Bien cordialement,

 

Henri Georges Minyem

Président.


 

de Engo Joël Didier à LCN (lecamerounnouveau)

date 4 mars 2010 13:28

objet: Re: Le Cameroun Nouveau: Désormais simplement Sympahisant de L CN

 

"Position qui au passage, est largement partagée par l’ensemble du bureau."



Cher Henri Georges,

Il ne t'a pas échappé que la position ô combien légitime de l'ensemble du bureau de LCN n'a point été soumise à l'approbation des autres membres (unilatéralement désignés par le président? par le bureau de LCN?, à la fois le président et le bureau politique?). Cette manière de faire ou de fonctionner ne correspond pas au mode de délibération auquel je suis familiarisé dans d'autres organisations politiques, socio-culturelles, professionnelles, voire académiques.

Plus fondamentalement, je suis lassé par toutes ces tergiversations et entourloupes qui nous éloignent du besoin devenu vital d'une Justice équitable et d'une réelle alternance démocratique au Cameroun.

Il y a là une question de principe sur laquelle je ne sais plus transiger après 11 années de procédure judiciaire; y compris au sacrifice d'un engagement virtuel au sein d'une organisation de la diaspora camerounaise(LCN), pour laquelle j'éprouve la plus grande sympathie.

 

Mais il ne s'agit aucunement de ma part, ni d'une "attitude centrifuge" (j'en ai franchement pas besoin), ni d'une «chasse aux sorcières» à l'encontre d'un tyran pour lequel j'éprouve le plus grand mépris aujourd'hui (attitude assez rare pour ma part, car j'estime que tout homme ou adversaire politique mérite d'être respecté pour ses convictions).

J'aspire simplement à être au-dessus de ces querelles de positionnement internes au Cameroun, et continuer modestement, surtout librement, à faire état de mes convictions humanistes et juridiques, sans être en contradiction avec le bureau politique d'une organisation à laquelle je n'ai pas adhéré.

 Voilà ma position et je me devais de la publier sur mon blog, en raison de mes précédents démêlés avec le régime de Paul BIYA et une certaine presse Camerounaise; sans oublier la transparence que m'impose mon engagement officiel au Parti Socialiste en France.

Cordialement


Joël Didier Engo

 

 

Le 5 mars 2010 20:04, LCN  (le cameroun nouveau) a écrit :

« Plus fondamentalement, je suis lassé par toutes ces tergiversations et entourloupes qui nous éloignent du besoin devenu vital d'une Justice équitable et d'une réelle alternance démocratique au Cameroun. »

 

 

Comme c’est marrant ! Maintenant, il s’agit d’entourloupes ! Comme tu y vas ! Il est bien loin le temps pas loin que cela où le même intègre et formel Joël Didier me servait allègrement du Président, me donnait son aval pour diriger la fédération de France et s’engageait à faire grandir ce mouvement pour lequel il dit avoir de la sympathie, mouvement devenu aujourd’hui « virtuel » avec des nominations « unilatérales » par son président.

 

L’être humain est changeant, mais avec une telle célérité, l’on comprend aisément que les logiques individuelles l’emportent bel et bien toujours au sein d’un collectif, tant que la rationalité téléologique n’épouse pas les positions des imaginaires qu’elles sollicitent.

 

Je ne t’en veux pas… Je vais juste te poser la question de savoir si Martine Aubry qui a la charge de diriger le bureau national du PS interroge tous les militants avant de prendre une position sur les retraites, sur Hélène Mandroux. Ne me prends donc pas les organisations au sein desquelles tu milites pour références car j’ai les miennes et elles ne remontent pas à 11 ans mais au moins à 15 ans en France et tu lirais ma biographie sur mon site que tu en saurais davantage sur les engagements qui sont les miens depuis 20 ans que je vis dans ce pays.

 

Plus fondamentalement, comme tu dis, je ne suivrai pas ta posture ! Et tu ne trouveras aucun membre du bureau de LCN qui s’aligne sur tes positions. Tu te désolidarises à cause de tes convictions personnelles et je peux le comprendre, ce n’est pas une raison pour décrier des textes auxquels tu as adhéré (puisqu’en acceptant tes responsabilités tu n’as émis aucune réserve sur les statuts, ni le règlement intérieur) ! Je m’essaie à apporter de la transparence dans toutes les décisions que je prends, et je travaille de façon collégiale avec le bureau et TU N’ES PAS DU BUREAU !

 

Maintenant, je t’ai dit que j’acceptais ta démission de la fonction que tu as acceptée sans aucune contrainte et pas sous la torture.


Enfin, de grâce, épargne-moi tes leçons de morale car je n’ai exercé aucune pression sur toi et ne t’ai jamais dissuadé de donner ton avis sur quelconque sujet, suggestion, orientation qui requière une expertise ou simplement un avis, un signe d’implication ; autant d’attitudes participatives où tu as brillé par ton absence ou ton manque d’intérêt.

 

Sur ce, je te souhaite bien des choses,

 

Cordialement,

Henri Georges Minyem.


de Engo Joël Didier à LCN (lecamerounnouveau)

date 6 mars 2010  20:14

objet: Re: Le Cameroun Nouveau: Désormais simplement Sympahisant de L CN

 

 

Excusez-moi Président Henri-Georges,

Il m'a suffi de lire les premières phrases de votre message, pour ne plus avoir envie de m'imposer ce supplice.

Je vous souhaite évidemment aussi, cher Président et à votre organisation "Lcn" bien des choses et surtout beaucoup de succès dans votre entreprise.

J'ai su jusqu'à présent être un homme libre, qui n'a aucun compte personnel à rendre à une quelconque chapelle politique, encore  moins à quel que leader que ce soit, et où que ce soit.

Pour plus de clarté et de respect mutuel, je vous prie de me radier définitivement des listes et communications de votre organisation.

Cordialement

Joël Didier Engo

 

 

Conclusion toute trouvée: Cameroun : Amalgame et confusion, par Jean Bosco Talla

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