Vote d'admission de la Palestine à l'UNESCO, Tout à l'Honneur de la France et de sa diplomatie

Publié le par Joel Didier ENGO

 

Palestine, UNESCO, France, Etats-Unis, Barack Obama, diplomatie, paix, élection

Que pouvaient encore attendre les palestiniens d'un "processus de paix" moribond, dans lequel le supposé "médiateur" américain, à défaut d'être ouvertement de parti pris, veille d'abord au maintien du statu quo colonial et militaire en place; question de préserver intactes les chances de (ré)élection de tel ou tel Homme politique aux États-Unis d'Amérique?

 

Le président OBAMA, qui nous a donné l'impression dans ses beaux discours (notamment celui du Caire) d'être au-dessus de cette mêlée électoraliste, semble avoir lui-aussi sacrifié la paix réclamée dans leur immense majorité par les deux peuples (palestinien et israélien), sur l'autel d'un second mandat à la Maison Blanche. Il s'est manifestement rangé du côté de la frange la plus extrémiste et réactionnaire de l'électorat juif américain. Pourvu qu'il y parvienne!

 

Dans un tel contexte où l'autorité palestinienne s'est faîte coincée dans une imposture de médiation, il ne lui restait logiquement plus que la carte de la reconnaissance internationale d'un État Palestinien (à côté d'un État israëlien) dans les frontières de 1967. Seules les instances désignées pour ce faire par les traités internationaux (UNESCO, ONU...) peuvent raisonnablement l'y conduire dans la paix.

 

Et ce ne sont pas les millions ou milliards de dollars agités en remontrances par les États-Unis et certains de leurs alliés (Canada notamment), à la face des Palestiniens et des organisations récalcitrantes, qui empêcheront leur marche vers l'autodétermination. Bien au contraire, elles accentueront davantage la perte de crédit et d'influence d'une «hyperpuissance» déclinante, qui éprouve de plus en plus de difficultés à dissocier les enjeux internationaux 'des contingences politiciennes locales.

 

Peut-être devrons-nous bientôt reconnaître que Barack OBAMA n'a jamais été si différent de ses homologues américains, mû d'abord sinon uniquement par son destin américain.

 

Par Joel Didier Engo
Invité du Figaro 
http://plus.lefigaro.fr/page/joel-didier-engo
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